Elections municipales de PAU 2008
Municipales de Pau : Pour Pau ou pour... un parti ?
A ce jour, trois candidats à la Mairie de Pau se sont déclarés. Martine Linières-Cassou porte les couleurs de l’appareil du PS. François Bayrou porte celle du Modem. Yves Urieta propose une démarche d’intérêt public, hors des étiquettes partisanes. Comme le soulignent les observateurs de la politique locale la situation est inédite et, en même temps, parfaitement claire. Dans cette élection municipale paloise, deux candidats ont pour objectif principal - et fondamental - de jouer la survie de leur parti politique, face à un éclatement spectaculaire, au niveau national comme au niveau local. Le troisième, lui, a comme seule préoccupation la ville de Pau. C’est Yves Urieta.
La course à l'héritage !

Ils sont nombreux à vouloir s’approprier le titre d’héritier d’André Labarrère. De la part du président du Modem, cela prête à sourire, voire plus. De la part de Martine Linières-Cassou, cela ravive les souvenirs de propos très durs à son encontre de la part de l’ancien Maire de Pau.

Détonnant

La cohabitation de Josy Poueyto, issue de la gauche la plus dure du PS, et de quelques notables de droite, accourus vers le Modem pour l’occasion, ne manque pas de piment et fait grincer quelques dents. Mélange détonnant, accrochez vos ceintures...

Record

La chaise de François Bayrou au Parlement de Navarre n’a guère souffert du “poids” (politique s’entend) du Conseiller général de Pau Sud. Ces 4 dernières années, elle n’a soutenu l’élu que moins de deux heures (en étant généreux). Soit une moyenne remarquable de moins de 3 minutes par mois !

Insignifiant


Dans sa récente missive diffusée dans les boîtes aux lettres, le chef du Modem a voulu appliquer sa recette nationale : la critique outrancière. Pau serait donc exsangue, dans une situation dramatique, au bord du gouffre ou de la guerre civile...
Aïe, aïe, aïe ! Devant ces attaques délirantes, la presse locale a rappelé avec humour le mot de Talleyrand : “Tout ce qui est excessif est insignifiant.” Mais, au fait, qu’en pense Josy Poueyto, la nouvelle égérie du Modem palois, toujours adjointe à la mairie ? Ne se sent-elle pas visée par les tirs de mortier de son nouveau chef ?
Madame Simone Veil juge Francois Bayrou

Dans son dernier livre mémoire(*), Mme Simone Veil donne son opinion sur François Bayrou. Cette femme remarquable qui représente si bien la tradition humaniste de la famille centriste porte un jugement particulièrement sévère sur le président du Modem. Nul doute que son opinion fera réfléchir les Palois qui ne le connaissent pas encore vraiment. Extrait... « François Bayrou (…) auquel je faisais confiance, tant il m’était apparu intelligent et dynamique, m’a donné la vraie mesure de son caractère, capable en quelques jours d’énoncer avec la même assurance une chose et son contraire, uniquement préoccupé de son propre avenir, qui, depuis sa jeunesse, ne porte qu’un nom: l’Elysée. Le personnage est incompréhensible si l’on ne tient pas compte de cette donnée essentielle : il est convaincu qu’il a été touché par le doigt de Dieu pour devenir président. C’est une idée fixe, une obsession à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés, amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure les autres à son image : intrigants et opportunistes. Il a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui faire de l’ombre dans sa propre trajectoire, puisqu’en toutes circonstances il s’imagine que les autres ne peuvent que le gêner”...
(*) - “Une vie”, Edition Stock

Paroles paroles

Le célèbre journaliste Jean-Marie Cavada a quitté le navire Bayrou, avec une phrase qui fait mouche : “Il y a un moment dans la vie où on n’est pas forcément dévolu à être le ministère de la parole et de la critique automatique”.


"Bayrou m'a tué"

C’est André Santini qui reprenait cette phrase tristement célèbre dans le Journal du dimanche du 2 décembre dernier : “C’est ce que pourrait dire l’UDF dont l’acte de décès a été signé ce week-end à Villepinte”. Le parlementaire dressait à cette occasion un constat édifiant : “L’UDF c’était en 1988, 130 députés, 14 conseillers régionaux, 50 conseillers généraux. En 2007, c’est 2 députés, aucun conseiller régional, moins de 5 conseillers généraux. L’UDF c’était aussi un parti incarné par des grands hommes (Robert Schumann, Jean Monet, Valéry Giscard d’Estaing, Raymond Barre...) et de fortes valeurs sociales, libérales, démocrates, européennes. Aujourd’hui, l’UDF se dissout dans le Modem, un parti sans ligne politique, sans élus, sans vision, sans cohérence interne. Aves Jean-Luc Bennahmias et Corinne Lepage, c’est une conjuration d’anciens verts, de nouveaux rouges et de futurs riens, emmenée, au son de la mélodie du pipeau, par un joueur de flûte vers la rivière des délices, de la critique systématique et des pâturages toujours plus verts...”

Les palois ne sont pas dupes. Ils se sont bien aperçus que Bayrou, en chute libre, tente de se raccrocher aux branches ! Le candidat Bayrou se moque bien de Pau ! Il n'est présent que pour essayer de remporter les municipales à Pau alors que sa tête est déjà tournée vers l'Elysée. Lors du premier tour des municipales le 9 Mars prochain il est donc important de rappeler à monsieur Bayrou que les palois veulent un maire qui fera acte de présence et non un maire fantôme.