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A
ce jour, trois candidats à la Mairie de Pau se sont déclarés.
Martine Linières-Cassou porte les couleurs de l’appareil
du PS. François Bayrou porte celle du Modem. Yves Urieta
propose une démarche d’intérêt public,
hors des étiquettes partisanes. Comme le soulignent les observateurs
de la politique locale la situation est inédite et, en même
temps, parfaitement claire. Dans cette élection municipale
paloise, deux candidats ont pour objectif principal - et fondamental
- de jouer la survie de leur parti politique, face à un éclatement
spectaculaire, au niveau national comme au niveau local. Le troisième,
lui, a comme seule préoccupation la ville de Pau. C’est
Yves Urieta. |
La
course à l'héritage !
Ils sont nombreux à vouloir s’approprier le titre
d’héritier d’André Labarrère.
De la part du président du Modem, cela prête à
sourire, voire plus. De la part de Martine Linières-Cassou,
cela ravive les souvenirs de propos très durs à
son encontre de la part de l’ancien Maire de Pau.
Détonnant
La cohabitation de Josy Poueyto, issue de la gauche la plus dure
du PS, et de quelques notables de droite, accourus vers le Modem
pour l’occasion, ne manque pas de piment et fait grincer
quelques dents. Mélange détonnant, accrochez vos
ceintures...
Record
La chaise de François Bayrou au Parlement de Navarre n’a
guère souffert du “poids” (politique s’entend)
du Conseiller général de Pau Sud. Ces 4 dernières
années, elle n’a soutenu l’élu que moins
de deux heures (en étant généreux). Soit
une moyenne remarquable de moins de 3 minutes par mois !
Insignifiant
Dans sa récente missive diffusée dans les boîtes
aux lettres, le chef du Modem a voulu appliquer sa recette nationale
: la critique outrancière. Pau serait donc exsangue, dans
une situation dramatique, au bord du gouffre ou de la guerre civile...
Aïe, aïe, aïe ! Devant ces attaques délirantes,
la presse locale a rappelé avec humour le mot de Talleyrand
: “Tout ce qui est excessif est insignifiant.” Mais,
au fait, qu’en pense Josy Poueyto, la nouvelle égérie
du Modem palois, toujours adjointe à la mairie ? Ne se
sent-elle pas visée par les tirs de mortier de son nouveau
chef ?
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Madame
Simone Veil juge Francois Bayrou
Dans
son dernier livre mémoire(*), Mme Simone Veil donne son
opinion sur François Bayrou. Cette femme remarquable qui
représente si bien la tradition humaniste de la famille
centriste porte un jugement particulièrement sévère
sur le président du Modem. Nul doute que son opinion fera
réfléchir les Palois qui ne le connaissent pas encore
vraiment. Extrait... « François Bayrou (…)
auquel je faisais confiance, tant il m’était apparu
intelligent et dynamique, m’a donné la vraie mesure
de son caractère, capable en quelques jours d’énoncer
avec la même assurance une chose et son contraire, uniquement
préoccupé de son propre avenir, qui, depuis sa jeunesse,
ne porte qu’un nom: l’Elysée. Le personnage
est incompréhensible si l’on ne tient pas compte
de cette donnée essentielle : il est convaincu qu’il
a été touché par le doigt de Dieu pour devenir
président. C’est une idée fixe, une obsession
à laquelle il est capable de sacrifier principes, alliés,
amis. Comme tous ceux qui sont atteints de ce mal, il se figure
les autres à son image : intrigants et opportunistes. Il
a donc pu inventer cette chimère que je risquais de lui
faire de l’ombre dans sa propre trajectoire, puisqu’en
toutes circonstances il s’imagine que les autres ne peuvent
que le gêner”...
(*) - “Une vie”, Edition Stock
Paroles
paroles
Le célèbre journaliste Jean-Marie Cavada a quitté
le navire Bayrou, avec une phrase qui fait mouche : “Il
y a un moment dans la vie où on n’est pas forcément
dévolu à être le ministère de la parole
et de la critique automatique”.
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"Bayrou
m'a tué"
C’est
André Santini qui reprenait cette phrase tristement célèbre
dans le Journal du dimanche du 2 décembre dernier : “C’est
ce que pourrait dire l’UDF dont l’acte de décès
a été signé ce week-end à Villepinte”.
Le parlementaire dressait à cette occasion un constat édifiant
: “L’UDF c’était en 1988, 130 députés,
14 conseillers régionaux, 50 conseillers généraux.
En 2007, c’est 2 députés, aucun conseiller
régional, moins de 5 conseillers généraux.
L’UDF c’était aussi un parti incarné
par des grands hommes (Robert Schumann, Jean Monet, Valéry
Giscard d’Estaing, Raymond Barre...) et de fortes valeurs
sociales, libérales, démocrates, européennes.
Aujourd’hui, l’UDF se dissout dans le Modem, un parti
sans ligne politique, sans élus, sans vision, sans cohérence
interne. Aves Jean-Luc Bennahmias et Corinne Lepage, c’est
une conjuration d’anciens verts, de nouveaux rouges et de
futurs riens, emmenée, au son de la mélodie du pipeau,
par un joueur de flûte vers la rivière des délices,
de la critique systématique et des pâturages toujours
plus verts...” |
Les palois ne sont pas dupes. Ils se sont bien aperçus
que Bayrou, en chute libre, tente de se raccrocher aux branches
! Le candidat Bayrou se moque bien de Pau ! Il n'est présent
que pour essayer de remporter les municipales à Pau alors
que sa tête est déjà tournée vers l'Elysée.
Lors du premier tour des municipales le 9 Mars prochain il est
donc important de rappeler à monsieur Bayrou que les palois
veulent un maire qui fera acte de présence et non un maire
fantôme.
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